Les Trois Maries au Tombeau - Litchborough Northamptonshire

Attribution
1917
Les Trois Maries au Tombeau - Litchborough Northamptonshire

Cette verrière à deux lancettes représentant les Trois Maries au tombeau, datée de 1917, est attribuée à Burlison & Grylls et appartient à la production ecclésiastique tardive de l’atelier durant la période de la Première Guerre mondiale.

Description et iconographie

La composition illustre l’épisode évangélique suivant immédiatement la Résurrection, lorsque les saintes femmes se rendent au tombeau et reçoivent l’annonce angélique de la résurrection du Christ.

Dans la lancette gauche, un ange est représenté assis à l’entrée rocheuse du tombeau vide. Le bras levé dans un geste de proclamation, il est vêtu d’une robe claire modelée dans des tons de blanc et de gris doux, qui se détache fortement du paysage sombre et accidenté en arrière-plan. La figure, calme et solennelle, met l’accent sur la fonction messagère de l’ange plutôt que sur l’effet dramatique.

La lancette droite montre les Trois Maries s’approchant du tombeau. Marie-Madeleine, identifiable à son vase à parfums, occupe le premier plan, tandis que les autres femmes se groupent derrière elle dans des attitudes mêlant surprise et recueillement. Leurs vêtements, traités dans des tons sobres—ocres, verts et rouges profonds—s’harmonisent avec le cadre rocheux et renforcent le caractère grave de la scène. Une ouverture lointaine sur le paysage et le ciel apporte de la profondeur sans détourner l’attention de l’événement central.

Style et contexte

La verrière illustre le style narratif tardif de Burlison & Grylls, caractérisé par une composition lisible, une palette contrôlée et une organisation claire des figures dans l’espace architectural. Les arrière-plans simplifiés et la retenue expressive correspondent aux préférences dévotionnelles du début du XXe siècle, particulièrement marquées durant les années de guerre.

Datée de 1917, cette verrière peut être comprise à la fois comme une image dévotionnelle de la Résurrection et comme un témoignage de son contexte historique, traduisant une approche contemplative et rassurante du récit biblique propre à la fin de l’activité de l’atelier.