La Transfiguration - Guilsborough, Northamptonshire

Attribution
1887
La Transfiguration - Guilsborough, Northamptonshire
 

Ce vitrail représentant la Transfiguration du Christ a été réalisé en 1887 par la maison Burlison and Grylls et offert à l’église par Lady Cicely Clifton. Il adopte un schéma iconographique traditionnel, organisé en deux registres sous un dais architectural de style gothique.

Description et iconographie

Dans le registre supérieur, le Christ se tient au centre, entouré d’une mandorle de rayons dorés. Vêtu de blanc, il manifeste la révélation divine décrite dans les Évangiles synoptiques. Sa main droite levée en signe de bénédiction et son geste ample soulignent son rôle comme accomplissement de la Loi et des Prophètes.

À gauche, figure Moïse, identifiable aux Tables de la Loi ; à droite, Élie, le grand prophète. Tous deux se détachent sur un fond bleu céleste et sont encadrés par une architecture peinte et des phylactères, inscrivant la scène dans la continuité de l’Écriture.

Le registre inférieur représente les trois apôtres témoins de l’événement — Pierre, Jacques et Jean — saisis dans des attitudes de stupeur et de déséquilibre. Leurs gestes expressifs, parfois presque désordonnés, contrastent volontairement avec la sérénité solennelle des figures supérieures, soulignant l’écart entre la perception humaine et la gloire divine.

Style et technique

L’œuvre est caractéristique de la production ecclésiastique de Burlison and Grylls à la fin du XIXᵉ siècle : dessin affirmé, palette riche mais maîtrisée, et lisibilité narrative claire, en accord avec les principes du renouveau gothique victorien.

État de conservation

Le temps a affecté ce vitrail : plusieurs visages et zones de vêtements présentent une décoloration notable, atténuant la finesse du modelé et de l’expression. Malgré ces altérations, la composition générale demeure lisible et le programme théologique reste intelligible.

Commanditaire

Le don de ce vitrail par Lady Cicely Clifton illustre le rôle durable de la gentry locale dans l’embellissement des églises paroissiales au XIXᵉ siècle, mêlant piété personnelle et engagement patrimonial.