Monuments d'églises 14ème Siècle
Au XIVe siècle (v. 1300–1400), les monuments d’église sont principalement des tombeaux à effigie, des cuivres et des dalles à croix, enracinés dans l’art gothique et la piété féodale. Ils mettent en valeur la chevalerie, la prière et l’héraldique, avec un réalisme croissant dans le costume et l’armure.
À cette période, les monuments funéraires sont gothiques, hiérarchisés et dévotionnels. Chevaliers de pierre et marchands gravés sur cuivre sont représentés agenouillés dans une prière éternelle, mêlant foi, statut social et espérance du salut.
En Angleterre, le siècle voit le passage de la chevalerie du gothique rayonnant à l’élégance du gothique international, stimulé par le mécénat yorkiste et lancastrien, le développement des ateliers d’albâtre et l’angoisse du memento mori après la Peste noire.
La fin du XIVe et le début du XVe siècle (v. 1375–1425) marquent un tournant spectaculaire de l’art funéraire français : l’élégance du gothique rayonnant cède la place à l’exubérance flamboyante et au réalisme bourguignon, dans un contexte de guerre, de peste et de mécénat princier. Le tombeau transi (cadavérique) et les pleurants apparaissent alors comme des innovations majeures.