Monuments d'églises 13ème Siècle

XIIIe siècle

Au XIIIe siècle (v. 1200–1300), les monuments d’église prennent principalement la forme de tombeaux à effigie, de dalles à croix gravée et des premiers cuivres, marquant la naissance d’une commémoration personnalisée dans le style du premier gothique. Ils mettent l’accent sur la piété féodale, l’idéal de croisade et la prière pour le salut de l’âme.

Ces monuments du XIIIe siècle sont formels, dévotionnels et hiérarchisés. Les chevaliers en marbre de Purbeck et les dalles à croix sont représentés dans une attitude rigide de prière, cherchant le salut par le rang social, la pierre et la supplication.

La transition du XIIIe siècle (v. 1200–1300) au XIVe siècle (v. 1300–1400) marque le passage de la rigidité du premier gothique à l’élégance et au réalisme du gothique rayonnant, stimulé par les richesses issues du commerce de la laine, la culture chevaleresque et l’innovation artistique.

La période de la fin du XIIIe au début du XIVe siècle (v. 1275–1325) constitue un moment charnière de l’art funéraire anglais. La rigueur du premier gothique cède progressivement la place à une plus grande fluidité formelle, sous l’effet de la prospérité économique (commerce de la laine), de l’évolution militaire (armure de plates) et de la montée en assurance des ateliers de sculpture.

Les monuments funéraires français évoluent parallèlement à ceux de l’Angleterre, tout en suivant une trajectoire distincte, façonnée par la centralisation royale, l’architecture gothique, l’humanisme de la Renaissance et les guerres de Religion. Ces monuments français se caractérisent par des gisants solennels et frontaux, sculptés en calcaire ou en pierre de Tournai, priant éternellement dans les chœurs des cathédrales — fondement de la tradition funéraire européenne, née à Saint-Denis.

 

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