Anselme de Cantorbéry

1093–1109

Anselme de Cantorbéry fut l’un des théologiens et prélats les plus influents de la fin du XIe siècle. Nommé archevêque en 1093 sous Guillaume II d'Angleterre , son ministère fut marqué par des conflits répétés concernant les limites de l’autorité royale dans les affaires ecclésiastiques.


Conflit avec Guillaume II

Anselme s’opposa aux exigences royales concernant la nomination des évêques, la gestion des revenus ecclésiastiques et la reconnaissance de l’autorité pontificale. En novembre 1097, il quitta l’Angleterre sans l’autorisation formelle du roi et se rendit en Italie.

Durant cet exil (1097–1100), il se rapprocha d’Urbain II et participa au concile de Bari (1098), contribuant aux débats théologiques sur la procession du Saint-Esprit.


Retour et querelle avec Henri Ier

À la mort de Guillaume II, Henri Ier d'Angleterre invita Anselme à revenir. Toutefois, le différend sur l’investiture laïque ressurgit. Anselme refusa que le roi confère les symboles spirituels aux évêques.

Un second exil (1103–1106) suivit, résolu par l’accord de 1107. Henri renonça à l’investiture spirituelle, tout en conservant l’hommage pour les biens temporels. Cet accord constitua le règlement anglais de la querelle des Investitures .


Théologie et héritage

Outre son rôle politique, Anselme fut un théologien majeur. Ses œuvres, notamment le Proslogion et le Cur Deus Homo, exercèrent une influence durable sur la pensée scolastique.

Il mourut en 1109 et demeure une figure centrale de la réforme ecclésiastique et de la réflexion théologique médiévale.


Succession

Remplacé par : Ralph d'Escures