Fra Angelico

Active: vers 1417–1455

Fra Angelico (né Guido di Pietro) se situe à l'aube de la Renaissance, unissant l'intensité dévotionnelle de la fin du Moyen Âge au nouveau langage florentin de la perspective, des proportions et de la lumière naturelle. Entré chez les Dominicains à Fiesole, il apporte à la peinture la discipline monastique et la clarté théologique, concevant les images comme des supports à la prière plutôt que comme des démonstrations de virtuosité.

Son art se caractérise par une composition claire et ordonnée, des couleurs lumineuses et une économie de moyens qui favorise la contemplation. Les figures sont calmes et sobres ; les gestes sont épurés ; l'espace est lisible et d'une harmonie discrète. Parfaitement au fait des innovations de la Renaissance – perspective linéaire, rendu convaincant des volumes et harmonie architecturale , Fra Angelico subordonne la prouesse technique à la dimension spirituelle.

Le cycle de fresques réalisé pour le couvent dominicain de San Marco à Florence illustre parfaitement sa démarche. Destinées aux cellules et aux espaces communs des frères, ces images sont d'une simplicité délibérée, invitant à la méditation plutôt qu'à la complexité narrative. Ailleurs, dans ses retables et ses grandes commandes publiques, il atteint une plus grande splendeur tout en conservant la même clarté et la même ferveur.

En conciliant le naturalisme de la Renaissance et une vision profondément religieuse, Fra Angelico a façonné un modèle d'art sacré à la fois moderne et intemporel, suscitant l'admiration de ses contemporains et des humanistes qui lui ont succédé.

 

Œuvres