Ateliers de monuments funéraires en laiton, Londres « C »

Active: fin du XIVe siècle – début du XVe siècle

L’appellation « Londres “C” » désigne un atelier anonyme de graveurs londoniens actif à la fin du Moyen Âge, identifié par l’analyse stylistique de monuments funéraires en laiton plutôt que par des sources documentaires. Ce groupe se distingue d’autres ateliers londoniens contemporains par une manière cohérente et reconnaissable.

Les brasses attribuées à l’atelier Londres « C » se caractérisent par une gravure assurée, des figures bien proportionnées et un dessin linéaire à la fois maîtrisé et expressif. Les drapés sont traités par des lignes souples et rythmées, tandis que les visages, volontairement simplifiés, restent soigneusement structurés. Les personnages sont fréquemment placés sous des dais architecturaux ou dans des encadrements à arcs polylobés, hérités du vocabulaire gothique.

L’atelier a produit des monuments pour des commanditaires ecclésiastiques et laïcs — prêtres, chevaliers et notables urbains — illustrant le rôle majeur de Londres comme centre de production des brasses monumentales et la diffusion de modèles standardisés adaptés à différents statuts sociaux.  Bien que quantitativement minoritaire dans la production londonienne de brasses monumentales, l’atelier conventionnellement désigné Londres « C » semble avoir bénéficié d’un réseau de commanditaires bien défini. Comme l’a souligné Nigel Saul, à la charnière des XIVᵉ et XVᵉ siècles, l’atelier reçut des commandes importantes de membres du personnel de la chambre de Richard II, inscrivant son activité dans un milieu administratif et curial étroitement lié à la maison royale.1 

 

Œuvres