Baillie & Co, Thomas

Active: 1838–1883
Baillie & Co, Thomas

Alexander Benjamin Baillie (1787-1864), Écossais installé à Londres, se consacra à la fabrication de vitraux avant 1815. Ses fils étaient Edward Baillie (né en 1812) et Thomas Baillie (1815-1883). Edward débuta comme verrier au marché de Cumberland, à Londres, puis travailla avec Thomas sous différentes appellations. Edward Baillie exerça seul un temps jusqu'à sa mort en 1856. Thomas prit alors la direction de l'entreprise et ouvrit plus tard un atelier à Wardour Street. Dès 1869, Wardour Street était l'adresse principale de la société.

Thomas s'associa à d'autres créateurs, ce qui influença parfois le nom de l'entreprise. Vers 1854, [no-context]Thomas Baillie[no-context] s'associa à George Mayer (1823/24-1884). Durant cette période, la société porta parfois le nom de « Baillie & Mayer ». Plus tard, il s'associa avec William Lutwyche, décorateur originaire de Hackney, et l'entreprise prit alors le nom de Baillie et Lutwyche.

Vers les années 1860-1870, sous la direction de Thomas, le style de la firme évolua. Les premiers vitraux (réalisés sous Edward ou conjointement) sont décrits comme lumineux, figuratifs, peut-être un peu démodés, tandis que Thomas adopta par la suite des goûts plus modernes. En 1861, Thomas employait 20 hommes et cinq garçons, témoignant d'une activité importante. Dans les années 1880-1890, l'entreprise semble avoir quelque peu diminué en taille, tout en restant située à Wardour Street. Après la mort de Thomas en 1883, l'association avec Lutwyche reprit une partie de l'activité.

À son apogée, l'entreprise était d'une taille considérable et capable de réaliser d'imposants vitraux d'église. Cependant, elle n'était pas aussi flamboyante stylistiquement ni aussi reconnue que certains de ses contemporains comme Kempe, et son travail peut parfois paraître plus traditionnel.

Les thèmes des vitraux qu'ils ont réalisés comprennent : la résurrection, les miracles, les paraboles ; l'accent est mis sur l'aide divine et le salut. Sur le plan stylistique, ils présentent des panneaux narratifs clairs, des paysages argentés, une héraldique minimaliste ; leurs œuvres postérieures à 1883 témoignent d'une sobriété propre au mouvement Arts & Crafts.1

Œuvres